ALDV : Révision à la baisse des droits des salariés – Exposé des motivations

Rendre la structure ALDV (ESILV/EMLV) la plus rentable possible

Lors de notre réunion d’information des salariés du 27 février 2018 (voir le compte-rendu), nous décidions de ne pas retranscrire par écrit sur le site le détail de la première partie de la présentation assurée par Pascal, les éléments fournis aux salariés à l’oral présentant à l’époque des données un peu sensibles. Il est temps aujourd’hui de lever un peu le voile sur les possibles ambitions cachées de la direction quand elle veut revoir à la baisse les droits des salariés de l’ALDV.

Avertissement : Les éléments qui suivent ne sont que des hypothèses formulées par la Cgt face à l’attitude de la direction qui ne change pas malgré plusieurs perches tendues par la Cgt. Le Comité d’Entreprise (à majorité CFTC) aujourd’hui n’assume pas pleinement ses responsabilités en laissant la direction agir à sa guise dans la stratégie de l’entreprise. La Cgt est donc contrainte de mettre au débat l’avenir de l’ALDV face à de multiples facteurs : 1/ le problème des locaux et 2/ l’évolution à venir de l’ADLV ou du groupe Léonard de Vinci (intégration dans un groupe d’investissement ou conserver un groupe Léonard de Vinci totalement autonome). La direction a bien répondu à la question « Quel est l’intérêt pour la direction de revoir les droits des salariés à la baisse aujourd’hui alors que les écoles ne sont jamais aussi bien portées ? » par deux points : une meilleure organisation du travail pour une meilleure efficacité. Pour la Cgt, nous sommes d’accord avec certaines dispositions des nouveaux textes permettant de rendre la structure plus agile mais revoir à la baisse les droits des salariés dans le même temps n’a aucun impact sur l’agilité. Le seul impact est financier.

Les éléments ci-dessous sont néanmoins basés sur des faits passés et non contestables. On apprend toujours du passé pour prévoir l’avenir …

Les raisons d’exprimer des doutes

Les membres de la direction de l’ALDV aujourd’hui se trouvent être dans le même temps actionnaires majoritaires à titre privé de la holding de l’ILV. Retrouvez sur ce point notre article de décembre 2016 sur le transfert de l’IIM vers l’ILV. Nous pouvons donc, objectivement, exprimer une plus grande vigilance sur les évolutions des entités au sein du Groupe Léonard de Vinci (ALDV + ILV). Nous faisons abstraction ici du CFA Léonard de Vinci (SUP de VINCI) dont l’autonomie est plus facilement garantie.

Nous rappelons au passage que le CA (conseil d’administration) de l’ALDV ne doit avoir en tête que l’intérêt propre de l’ALDV. Les initiés comprendront ce dont il s’agit.

Si je suis actionnaire à titre indirect d’une structure commerciale (ILV) que je peux revendre sous peu en espérant dégager une plus-value et que dans le même temps suite à des problèmes de locaux (tensions éventuelles existant entre le Conseil départemental des Hauts de Seine et l’ALDV), j’arrive à expliquer au CA et au CE que la seule issue est pour l’ALDV de s’adosser à un grand groupe du supérieur (INSEEC, GALILEO, STUDIALIS, …), il est évident que j’augmente ma plus-value sur la revente de l’ILV en y associant dans le package l’ALDV et ses deux écoles « EESPIG » et à grade de master.

On reprend les mêmes qu’à l’ECE et on recommence ?

C’est à peu près le même scénario qui s’est produit à l’ECE, où les salariés ont découvert du jour au lendemain que l’ECE avait été cédée au groupe Laureate sous prétexte de trouver des locaux plus grands. Plus précisément, la prépa ECE (société commerciale) avait été « vendue » et dans le package était également apportée l’école d’ingénieurs (statut association loi 1901 donc avec le cycle ingénieur). Les deux actionnaires de l’ECE de l’époque étant les mêmes deux actionnaires de la holding de l’ILV aujourd’hui, les deux dirigeants aujourd’hui de l’ALDV, … les mêmes causes produisant les mêmes effets.

J’augmente donc significativement ma plus-value sur la revente de l’ILV en y associant l’ALDV et ses deux écoles ESILV et EMLV.

Si je veux encore augmenter ma plus-value dans un deuxième temps, il me suffit, après avoir revu à la baisse les droits des salariés de l’IIM/ILV, de m’attaquer maintenant aux droits des salariés de l’ALDV, CQFD.

Il est tout de même plus facile de trouver un client quand la structure à vendre dispose d’accords d’entreprise moins généreux et plus calés sur les accords de l’entreprise d’accueil.

Vous cherchiez une raison objective à la révision à la baisse des droits des salariés de l’ALDV. Nous vous en proposons une. Nous attendons toujours que la direction nous donne des raisons autres que celle-ci, qui encore une fois ne constitue qu’une simple hypothèse.

Pascal Régnier – Secrétaire section syndicale Cgt (et Elu CE/DP)

 

 

 

 

 

 

 

 

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