ALDV : Réunion d’info Cgt jeudi 24 mai (43 salariés présents) – Compte-rendu

43 salariés ont participé aujourd’hui à la réunion d’information Cgt

Un score sans appel qui envoie un message clair à la direction. Cette réunion se déroulait dans la foulée des réunions DP et CE du matin. Etaient présents notamment les 3 membres permanents de l’équipe de négociateurs CFTC ainsi que l’équipe de négociateurs CGT, plusieurs adhérents Cgt et de nombreux salariés.

Retrouvez ici le power-point de la présentation.

A l’heure du choix : premier vote des salariés

Cette réunion avait son importance car la direction annonçait le matin même en réunion CE que la direction avait fait ses dernières « concessions » (c’était notre option 1 présentée au vote ce midi) et qu’elle entendait ne pas aller au delà et qu’elle entendait ne pas forcément tenir toutes les réunions initialement prévues, la dernière étant calée au 12 juillet, soit 7 semaines entre aujourd’hui et la dernière date de réunion de négociation. Comme précisé par Catherine lors de la réunion, c’est un peu fort de caler un planning de réunions sur plusieurs mois, et de dire aux syndicats 7 semaines avant la date de la dernière réunion que la direction entend bien écourter et ne plus faire de contre propositions. Le concept de loyauté dans la négociation aura certainement échappé à certains.

Qu’à cela ne tienne, les deux équipes de négociateurs CGT et CFTC se sont réunies en intersyndicale mardi dernier 22 mai pour définir un « minimum vital » (notre option 2 présentée au vote ce midi) en deçà duquel les deux syndicats s’engageaient à ne rien signer. Une façon de montrer à la direction que les syndicats pouvaient agir de concert pour le seul intérêt des salariés quand chacun y mettait du sien. Le minimum vital est repris dans le power-point de présentation.

La CFTC est le syndicat majoritaire (65% de votes pour la CFTC au premier tour des dernières élections) et sa seule signature suffit donc à valider les nouveaux accords d’entreprise. Personne ne sera étonné que la Cgt souhaite aller au delà de ce minimum vital – qui a le mérite d’exister grâce à une ouverture d’esprit des deux syndicats – en rajoutant notamment deux mesures phares : on ne touche pas aux 14 jours RTT ; on ne touche pas non plus au temps de travail des enseignants (209 jours) (c’était notre option 3 présentée au vote ce midi). La Cgt a déjà effectué de nombreuses concessions pour améliorer l’agilité de l’ALDV, mais l’agilité de l’ALDV ne soit pas se faire non plus « sur le dos des salariés », la révision à la baisse de leurs droits n’ayant rien à voir avec une recherche d’agilité mais plutôt avec une recherche de rentabilité encore et toujours plus forte. Nous sommes tout de même dans une association loi 1901.

Ensuite Pascal en a profité pour définir plus précisément le contenu de l’option 4 (une Cgt un peu plus revendicative), qui en gros veut dire que même l’option 3 (proposition Cgt soft) est insuffisante et que les salariés sont prêts à voir pour d’autres formes de mobilisation, à définir bien sûr, ou d’autres revendications complémentaires. Nous avons déjà eu quelques retours de salariés mais il est encore temps de nous contacter, sans trop tarder néanmoins, la prochaine réunion de négociation avec la direction étant lundi prochain 28 mai.

Les 4 options avec leur formulation exacte sont reprises dans le power-point.

Un résultat sans appel : 78% des salariés en faveur du positionnement de la Cgt (options 3 et 4)

Catherine ayant terminé la présentation de tous ces éléments, les salariés ont pu s’exprimer à bulletin secret sur la ou les options qu’ils privilégiaient. Pascal avait même fait un « appel à la modération » en rappelant que pour la Cgt l’option 3 était celle que nos adhérents préconisaient dans leur majorité même s’il est vrai que parmi les adhérents une minorité étaient pour l’option 4, plus radicale.

Pascal a également rappelé que nous n’étions pas à AIR FRANCE et que que même si les salariés votaient les options 3 et 4, la direction n’avait pas menacé de démissionner, car comme tout le monde l’aura compris, cela n’a rien à voir avec l’objectif souhaité, bien au contraire. Un salarié nous a demandé si nous envisagions d’arracher des chemises. Là encore nous avons dit que nous étions contre toute forme de violence. Enfin, il était utile de rappeler, actualité oblige, qu’un score du type de celui de la SNCF genre 95% des personnels contre le projet de réforme de la SNCF ne nous gênerait pas.

Une urne transparente a été gentiment prêtée par un salarié qui en a extirpé son poisson en chocolat de Pâques (un peu en retard le jeune homme mais fort sympathique) pour recevoir les bulletins de vote confectionnés pendant la séance au fond de la salle. Toutes nos excuses pour le bruit occasionné qui aura mis les nerfs de certains à l’épreuve pour les salariés qui avaient jugé bon de se mettre au fond de la salle.

Le résultat est sans appel :

41 salariés dont 32 en faveur du positionnement Cgt (11 pour option 3 Cgt soft et 21 pour option 4 Cgt moins soft), soit 78% des salariés se sont exprimés en faveur du positionnement de la Cgt (pas loin de la SNCF…), et ni Catherine, ni Pascal n’auraient pensé que les salariés avaient aussi bien compris les enjeux en mettant l’option 4 en option majoritaire. Nous remercions aussi les 5 salariés qui ont voté pour l’option 2 (minimum vital négocié entre la CFTC et la CGT). Personne n’a voté pour l’option 1 (dernières propositions de la direction). Et un salarié a souhaité ne pas participer au vote et deux ont voté blanc. La démocratie comme on l’aime où chacun vote en son âme et conscience en toute confidentialité. On oubliait, Catherine et Pascal, dans le feu de l’action ont oublié de voter (suffrages non pris en compte dans le résultat) et secret du vote oblige, Catherine aurait voté l’option 3 (la sagesse incarnée) tandis que Pascal l’option 4 (un peu moins sage).

Message reçu ?

La direction entend ne pas aller au delà de ses dernières « concessions ». Vocabulaire me direz vous ? « CONCESSION » ici (version DG) égale « contre partie très faible proposée par la direction suite à une décision unilatérale de revoir drastiquement à la baisse les droits des salariés ». C’est un peu comme Trump qui menace un pays d’extermination avec son gros bouton et qui dit au final, bon ben je fais une concession, on est ok pour se réunir avant et discuter.

La direction, qui fait partie de nos fidèles lecteurs de ce site, aura-t-elle reçu le message ? La CFTC en tout cas, sait qu’on ne peut pas se contenter du minimum vital et qu’elle doit aller encore plus loin si elle souhaite être en phase avec la très forte majorité de salariés, car 42 présents sur 200 salariés, dont la plupart ayant participé à toutes les réunions, et représentant les deux écoles et de nombreux services différents, ça veut dire quelque chose quand même.

La suite …

Merci à toutes et tous d’avoir été présents et actifs ce midi car c’est de votre nombre et de la diversité des services représentés que nous tirons la légitimité des consultations organisées.

Ne pas rater les prochains épisodes car ça risque de s’accélérer.

Restez à l’écoute, ne croyez personne sur parole, faites vous votre propre idée : notre site, nos power-point (merci Catherine !), nos compte-rendus (merci Pascal !) sont là pour vous y aider, en toute objectivité.

Pascal Régnier – Secrétaire de la section Cgt (Elu CE et DP)

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